
Si Lucho va effectuer sa première au Mans samedi, les Olympiens arriveront pour s'imposer après deux nuls consécutifs dans un stade où ils n'ont jamais gagné en L1, à trois jours d'OM-Milan.
- LE MANS-OM
- Samedi 12 septembre 2009 à 19h00 - Stade Léon-Bollée
- Ligue 1 - 5ème journée
- Arbitre : Tony Chapron
Foot+ (Canal 201)
«Il sera là.» C’est par ses mots que Didier Deschamps a révélé ce que les supporters attendaient depuis pas mal de temps. Appelé à être le stratège de l’OM dans les mois à venir, l’Argentin Lucho Gonzalez jouera ses premières minutes olympiennes à Léon-Bollée. C’est acquis et cela donne un retentissement supplémentaire à cette partie. Sera-t-il titulaire ? Le coach n’a pas levé le voile sur le sujet mais il a prévenu que le joueur aura logiquement besoin de «repères» et de «rythme». Et d’anticiper : «Ce n’est pas le Messie ni un surhomme mais un joueur capable de donner du liant entre les phases défensives et offensives tout en étant décisif.» C’est déjà beaucoup et cela permet d’imaginer avec envie sa première au Vélodrome face au Milan mardi.
Mais, paradoxalement, voilà un problème pour les
Olympiens au moment d’aller dans cette terre sarthoise où ils
n'ont jamais gagné en L1. La partie précède de quelques jours la
réception du luxe milanais. Et cela ne doit pas venir embrouiller
les têtes. «Je ne parle pas de Milan aux joueurs
mais ils y penseront et c’est
humain, estime
Deschamps, je pourrai faire n’importe
quoi, ils l’auront au fond de la tête mais ça ne doit pas les
empêcher d’être performants
samedi.»
Et l’idée sera bien de séparer les deux événements. Pas
question de préserver tel ou tel élément. «Je ne ferai pas
tourner. Il y a Milan trois jours après et cela pourrait changer
selon la configuration de l’adversaire mais je
n’associe pas les deux
matches» poursuit le
coach.
METTRE MILAN ENTRE PARENTHÈSES,
GÉRER LE RETOUR DES INTERNATIONAUX
L’autre interrogation liée à ce match au Mans sera le visage que proposeront les Marseillais après quinze jours de trêve internationale alors que huit d’entre eux ont voyagé par mont et par vaux. «C’est toujours pareil après une coupure internationale. Est-ce un bien ou un mal ? Il y a toujours cette inconnue mais c’est le lot des équipes avec beaucoup d’internationaux» s’interrogeait Didier Deschamps jeudi.
S’il a d’ores et déjà du faire une croix sur Heinze, revenu à peine vendredi midi de son périple sud-américain, il pourra compter sur ses Africains dont Mbia remis de son choc au sternum. Une place en charnière est donc à pourvoir entre Rodriguez et Hilton.
Et il a déjà dit qu’un changement de système pourrait être une éventualité. «Pourquoi pas, il faudra trouver la meilleure complémentarité»révélait-il. Une manière d’intégrer Lucho ? Peut-être. La volonté d’aller gagner au Mans après deux nuls de rangs en L1 ? Sûrement. Il précise :«L’objectif est de gagner comme d’habitude, on reste sur deux nuls soit deux points sur six possibles. Et si on peut discuter du contenu, au niveau comptable avec des nuls, on n’avance pas.» Et cela avant une grosse série de cinq matches en vingt jours.
- GARDIENS
- 30. Steve MANDANDA, 40. Elinton ANDRADE
- DÉFENSEURS
- 3. Taye TAIWO, 4. Julien RODRIGUEZ, 5. Vitorino HILTON, 21. Souleymane DIAWARA, 22. Cyril ROOL, 24. Laurent BONNART
- MILIEUX
- 6. Edouard CISSE, 7. Benoît CHEYROU, 8. Lucho GONZALEZ, 10. Hatem BEN ARFA, 12. Charles KABORE, 17. Stéphane MBIA, 18. Fabrice ABRIEL, 28. Mathieu VALBUENA
- ATTAQUANTS
- 9. BRANDAO, 11. Mamadou NIANG, 23. Fernando MORIENTES
ABSENT(S) :
- KONE (GENOU), HEINZE (SELECTION), BOCALY (CUISSE)













Très actif, notamment dans le jeu aérien, face à Monaco,
il lui a encore manqué ce petit rien pour que son redoutable jeu de
tête trouve la bonne mire, comme en ont témoigné ses nombreuses
tentatives devant Ruffier. 
Didier Deschamps a d’abord certainement du sermonner
ses hommes pour le but encaissé dès les prémices de la partie même
s’il n’a pu voir le but coupable (voir par ailleurs).
Sur le coup d’envoi, et en à peine vingt secondes, le
Brésilien de l’ASM, Néné, transperçait les rideaux olympiens
pour servir Coutadeur qui, d’une pichenette, battait Andrade
(1-0, 1e) alors que l’ancien manceau s’est engagé à
peine lundi avec le club de la Principauté. Il sortait sur blessure
quelques minutes plus tard. Drôle de soirée.
"Elle se connaît un peu mieux. Les quatre matches ont été
difficiles face à des adversaires qui ont aussi beaucoup de
qualités et des impondérables comme les suspensions et les
blessures, mais je construis un groupe pour qu’il soit
performant. Les joueurs auxquels j’ai fait appel ont répondu
présents dans un très bon état d’esprit, dans le groupe, sur
le banc et sur le terrain."
Trois victoires,
deux nuls et deux défaites… C’est le bilan des matches
disputés par Marseille hors des murs du Vélodrome à
l’occasion de matches “à domicile“. En septembre
1972, l’OM reçoit la Juventus, à Lyon, en coupe
d’Europe. Marseille s’impose 1-0 avant de chuter à
Turin en match retour (3-0). Pourquoi Lyon ? L’enceinte
du boulevard Michelet avait été suspendue
après le match OM-Ajax de la saison précédente.
