Paris, qui a aligné ses jeunes, est venu à bout de Boulogne-sur-Mer (0-1) en 16e de finale de la Coupe de la Ligue grâce à un but de Jean-Eudes Maurice. Ça passe pour Rennes, Nancy, Saint-Etienne et Lens, Sedan et Metz ont créé la surprise face à Auxerre et Valenciennes.
BOULOGNE -
PARIS SAINT-GERMAIN:
0-1
But: Maurice (60e) pour Paris.
Ils étaient là pour se faire les
dents, emmagasiner de l'expérience mais avant tout pour gagner.
Antoine Kombouaré l'avait dit dès la
période de préparation d'avant-saison. L'effectif est de qualité
mais il n'est pas pléthorique et ce sera aux notamment aux jeunes
joueurs de saisir leur chance lorsqu'elle se présentera. Cela
tombait bien. Les titulaires qu'étaient Ludovic Giuly, Claude MakelelePeguy
Luyindula étaient ménagés ou laissés au repos après
l'éprouvant choc disputé dimanche en Championnat, face à
Lyon. A leurs places figuraient des
noms moins ronflants mais prometteurs d'un avenir meilleur sur les
bords de la Seine. ou encore
Face à Boulogne-sur-Mer, les Granddi N'Goyi, Younousse Sankharé et autre Tripy Makonda ont réussi à atteindre l'objectif de la qualification (0-1), à la manière des débutants, des jeunes, c'est-à-dire petit à petit. Habitués de l'anonymat, relatif pour le club de la capitale, de la réserve - elle évolue en CFA - ceux qui vont bien finir par passer du statut de "jeunes pousses" à celui de "joueurs professionnels" confirmés ont livré un match sérieux et avant tout appliqué. Ils ont ainsi mis une période tout entière pour passer la vitesse supérieure, oser et surtout aller marquer un but. L'objectif atteint à l'heure de jeu par un autre "disciple" de Kombouaré, Jean-Eudes Maurice, n'était pourtant pas loin d'être gagné. D'abord, Boulogne a joué sans complexe et a surtout gagné l'inévitable "bataille du milieu de terrain".
D'abord être solide
Clément Chantôme, trop timide dans l'animation offensive et dépositaire théorique du jeu parisien, a cédé face au système en losange proposé par Laurent Guyot et Boulogne. Reposant essentiellement sur le généreux capitaine Guillaume Ducatel, le jeu de l'USBCO a finalement semblé trop stéréotypé et manquant surtout de vitesse. Grégory Coupet, portier imprévu d'un soir puisque Edel était blessé, n'a pas raté ses rendez-vous avec le cuir et a seulement tremblé sur des tentatives lointaines. Il a dû cette certaine tranquillité tout au long de la rencontre à N'Goyi, assez efficace à la récupération, et a un axe défensif Sammy Traoré-Mamadou Sakho très solide.
Tout ceci a montré à quel point les jeunes Franciliens avaient compris le préalable à une qualification, à savoir bien défendre. Le but de Maurice (60e) est ainsi venu conclure à merveille une période de domination parisienne au cours de laquelle le jeu parisien est devenu plus plaisant. Les courses et combinaisons sont devenues plus fréquentes et ont permis de voir un jeu plus cohérent même s'il faut noter que l'action de l'ouverture du score démarre par une mauvaise relance de l'adversaire. Sur cette même action, Sankharé, passeur décisif, a montré qu'il était, à coup sûr, la plus affûtée et la plus aboutie des perles du PSG. Toutes ne demandent qu'à être polies encore un peu plus pour être exhibées aux yeux du grand public.












Grenoble, au début de saison catastrophique (six
défaites en six matches), tentera de retrouver un peu le sourire en
Coupe de la Ligue. Lourdement battus par Rennes à domicile ce
week-end (0-4) en ligue 1, les Isérois espèrent relever la tête.
Une mise au point a d'ailleurs eu lieu au lendemain du revers
rennais. L'effet escompté aura-t-il lieu
? "C'est le moment de décréter
l'union sacrée. Il faut se ressaisir et être tous solidaires à
savoir le groupe, le staff, les dirigeants, le staff médical ainsi
que les supporters" , espère
Sofiane Feghouli dans le Dauphiné Libéré.